Quand la Silicon Valley se tait, les ingénieurs parlent

llustration en noir et blanc montrant des employé·e·s de la tech manifestant contre la collaboration avec l’ICE, tandis que des agents arrêtent une personne à l’arrière-plan, devant des immeubles de bureaux.

Aux États-Unis, une citoyenne non armée a été abattue par un agent de l’ICE en plein jour. La réponse des géants de la tech ? Silence radio. Trop occupés à courtiser Trump et à négocier leurs accès au marché chinois.
Mais quelque chose bouge : plus de 150 employé·e·s de Google, Meta, Amazon, OpenAI ont signé une pétition pour exiger que leurs dirigeant·e·s condamnent ces violences.

Notre humanité est en jeu

Premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la dignité est le socle de tous nos droits fondamentaux. Mais elle est bien plus qu’un bouclier : elle nous oblige.
La dignité nous est reconnue du simple fait d’exister. Comme le rappelle Achille Mbembe, personne n’a choisi de naître ici ou ailleurs, dans l’abondance ou la précarité. Cette absence de choix fonde l’égale dignité de tou·te·s.
Pourtant, certain·e·s subissent une double peine : les femmes victimes de violences systémiques, les migrant·e·s criminalisé·e·s pour avoir fui la guerre, les populations du Sud frappées par un dérèglement climatique dont elles ne sont pas responsables.
La question qui nous interpelle : comment préserver notre propre dignité si nous détournons le regard ? Notre dignité ne peut être complète tant que celle des autres est piétinée.
Elle n’est pas un trésor à conserver jalousement : elle grandit lorsqu’elle se partage.
À nous d’agir.

#Dignité #DroitsHumains #DUDH #Solidarité #DroitsDesFemmes #Migrants #JusticeClimatique

L’inquiétante fusion des fichiers fédéraux américains: quand les données deviennent des armes

Illustration en noir et blanc de style gravure sur bois : une personne est enfermée dans un tiroir de classeur administratif, tandis que plusieurs mains en uniforme la tirent dans des directions opposées. Les tiroirs portent les sigles « SSA », « DHS » et « CMS », évoquant un système bureaucratique oppressant.

Fichiers croisés, libertés menacées : quand le DHS traque les migrants avec vos données
L’administration Trump fusionne les bases de données fédérales américaines pour renforcer sa politique migratoire. Sécurité sociale, Medicare, registres électoraux : tout converge vers le Département de la Sécurité intérieure. Problème majeur : au moins 170 citoyens américains ont déjà été détenus par erreur en 2025. Les personnes naturalisées sont particulièrement vulnérables, leurs fichiers reflétant encore leur ancien statut migratoire. Aucun mécanisme de rectification n’existe. WIRED documente un système où même présenter des papiers en règle ne protège plus de l’arrestation.

Convention européenne des droits de l’homme : une protection fondamentale en danger

Illustration en noir et blanc de style gravure sur bois montrant des silhouettes de familles de réfugiés marchant sur un chemin vers le bâtiment de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), protégé par un bouclier "CEDH". Une figure encapuchonnée géante et menaçante surgit de nuages d'orage avec des éclairs au-dessus du bâtiment. À droite, une barrière de barbelés avec un panneau "STOP" et un poste frontière. En bas, une banderole indique "CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME : DANGER". Dans le coin supérieur droit, un rectangle noir contient le texte blanc "k1m.be/blog".

Le 10 décembre, les ministres de la Justice du Conseil de l’Europe ont franchi un pas inquiétant : appeler à une déclaration politique pour « répondre aux défis de la migration ». Derrière ce langage diplomatique se cache une volonté d’affaiblir les protections fondamentales qui nous concernent tous. Le principe de non-refoulement, le droit à la vie familiale, et l’indépendance de la Cour européenne sont en jeu. Car les droits humains n’ont jamais été conçus pour les temps faciles — mais précisément pour des moments comme celui-ci.

UE : les ministres de l’Intérieur soutiennent un durcissement dogmatique et dangereux des règles de détention et de renvoi des migrants

Illustration éditoriale en noir et blanc montrant un groupe de migrants africains enfermés dans une grande cage au centre d'un camp de détention militarisé, sous la surveillance de soldats armés. Des textes en haut et sur les côtés dénoncent la "détention prolongée" et la "surveillance accrue" de l'UE, relayant une alerte d'Amnesty International sur les risques pour les droits fondamentaux, tandis qu'un bâtiment du Parlement européen est visible en arrière-plan avec la mention "vote en attente".

L’UE s’oriente vers un durcissement sans précédent de sa politique de renvoi des migrants : détention prolongée, surveillance accrue, perquisitions facilitées et restrictions des recours. Amnesty International alerte sur un démantèlement des garanties essentielles et un risque majeur pour les droits fondamentaux. Le Parlement européen doit encore se prononcer.

Responsabilité de Protéger : 20 ans d’engagement face aux défis contemporains

Illustration en noir et blanc, de style gravure sur bois, représentant une session de l’Assemblée générale des Nations Unies. La scène montre l’orateur au pupitre, face à un large auditoire de délégués, installés en rangées dans l’hémicycle. Au-dessus de la tribune, le grand emblème de l’ONU domine la composition, soulignant la vocation universelle de l’institution. Les traits gravés, les ombres et hachures créent une atmosphère solennelle et intemporelle.

Vingt ans après son adoption, la Responsabilité de Protéger fait face à un contexte dramatique : le monde connaît le plus grand nombre de conflits depuis 1945, avec 123 millions de personnes déplacées et une hausse de 72% des victimes civiles en 2023.
Malgré quelques succès (12 États ont créé des mécanismes nationaux de prévention, 61 pays ont nommé des points focaux R2P), les nouveaux défis sont majeurs : conflits internationalisés, technologies émergentes (IA, drones), et paralysie du Conseil de sécurité par l’usage du veto.
Le Secrétaire général appelle à développer de « nouvelles modalités de partenariats » centrées sur la prévention permanente au niveau national, les consultations régionales et l’élaboration d’orientations stratégiques adaptées aux réalités contemporaines.

Désert pour les femmes en Arizona

Illustration en noir et blanc, style gravure sur bois, représentant une réunion inclusive de comité de quartier. Autour d’une grande table ronde, des personnes d’âges, de genres et d’origines diverses discutent dans une ambiance conviviale. L’un des participants est en fauteuil roulant. L’atmosphère est chaleureuse et collaborative, avec des détails soignés et des lignes gravées typiques du style bois gravé.

Par Céline Nieuwenhuys, Secrétaire Générale de la Fédération des Services Sociaux Céline Nieuwenhuys a accepté que nous publiions son texte dans ce blog. Elle a pris son temps pour se lancer dans la lecture des plans du gouvernement actuel. Si elle s’attendait à y découvrir ce qu’elle y a trouvé, l’urgence est aujourd’hui néanmoins criante: …

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L’UE élargit sa définition de « pays sûr » : une liste dangereuse

Cette illustration en style gravure sur bois noir et blanc met en scène la fracture entre l’Europe et les pays tiers à travers une composition forte et évocatrice. À gauche, une forteresse européenne austère s’élève, surmontée de drapeaux de l’Union européenne flottant sur ses tours. Des gardes frontières, rigides et silencieux, montent la garde sous un ciel nuageux, symbolisant la fermeture et la surveillance. À droite, un paysage aride et désolé représente les pays tiers – Tunisie, Égypte, Maroc – marqué par des symboles de souffrance et de désespoir : un cactus épineux, une pyramide brisée, une palme fanée. Des silhouettes humaines, fuyantes ou recroquevillées, incarnent les demandeurs d’asile en détresse. Une ligne de frontière épaisse et irrégulière sépare brutalement les deux mondes, percée de quelques brèches étroites qui symbolisent les rares possibilités d’asile. Au pied du mur, une colombe brisée gît, ultime symbole des espoirs perdus.

L’Union Européenne adopte une liste controversée de « pays tiers sûrs » pour faciliter les renvois de demandeurs d’asile. Cette initiative, dénoncée par des organisations comme le CNCD-11.11.11, soulève des inquiétudes quant au respect du droit d’asile et à la situation réelle des droits humains dans ces pays (Tunisie, Égypte, Maroc). L’article analyse les risques de cette politique pour les personnes vulnérables et l’avenir du système d’asile européen.