Inde : comment abroger un droit sans le dire

Image de Jean Drèze au crayonné

En 2005, l’Inde a établi la NREGA, garantissant 100 jours de travail rémunéré par an pour les ménages ruraux, mais un projet de loi récent menace ce programme. Jean Drèze critique cette réforme, soulignant qu’elle affaiblit les droits des travailleurs tout en augmentant les autorités discrétionnaires du gouvernement central, sans résoudre les problèmes d’implémentation.

Notre humanité est en jeu

Premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la dignité est le socle de tous nos droits fondamentaux. Mais elle est bien plus qu’un bouclier : elle nous oblige.
La dignité nous est reconnue du simple fait d’exister. Comme le rappelle Achille Mbembe, personne n’a choisi de naître ici ou ailleurs, dans l’abondance ou la précarité. Cette absence de choix fonde l’égale dignité de tou·te·s.
Pourtant, certain·e·s subissent une double peine : les femmes victimes de violences systémiques, les migrant·e·s criminalisé·e·s pour avoir fui la guerre, les populations du Sud frappées par un dérèglement climatique dont elles ne sont pas responsables.
La question qui nous interpelle : comment préserver notre propre dignité si nous détournons le regard ? Notre dignité ne peut être complète tant que celle des autres est piétinée.
Elle n’est pas un trésor à conserver jalousement : elle grandit lorsqu’elle se partage.
À nous d’agir.

#Dignité #DroitsHumains #DUDH #Solidarité #DroitsDesFemmes #Migrants #JusticeClimatique

41 % des fonds « durables » financent ce qu’ils prétendent combattre

Illustration satirique en noir et blanc, style gravure sur bois, dénonçant le greenwashing financier. Le titre principal en haut indique : 'QUAND 41 % DES FONDS « DURABLES » FINANCENT CE QU'ILS PRÉTENDENT COMBATTRE'. Une usine polluante étiquetée 'FONDS DURABLES' déverse un liquide toxique qui alimente quatre secteurs représentés sous forme de vignettes : 'NUCLÉAIRE' (centrales), 'ÉNERGIES FOSSILES' (puits de pétrole), 'ARMEMENT' (chars et missiles), et 'DROITS FONDAMENTAUX' (prisonnier derrière des barreaux). En bas, un détective examine un document 'RÉGLEMENTATION EUROPÉENNE' à côté d'un cadenas brisé.

Peut-on parler de greenwashing institutionnalisé ? Le nouveau rapport de Financité sur l’investissement socialement responsable en Belgique dresse un constat accablant. Sur 175 fonds labellisés durables dont la composition a pu être analysée, 72 — soit 41 % — détiennent des actifs figurant simultanément sur les quatre listes noires établies par l’organisation : droits fondamentaux, …

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L’inquiétante fusion des fichiers fédéraux américains: quand les données deviennent des armes

Illustration en noir et blanc de style gravure sur bois : une personne est enfermée dans un tiroir de classeur administratif, tandis que plusieurs mains en uniforme la tirent dans des directions opposées. Les tiroirs portent les sigles « SSA », « DHS » et « CMS », évoquant un système bureaucratique oppressant.

Fichiers croisés, libertés menacées : quand le DHS traque les migrants avec vos données
L’administration Trump fusionne les bases de données fédérales américaines pour renforcer sa politique migratoire. Sécurité sociale, Medicare, registres électoraux : tout converge vers le Département de la Sécurité intérieure. Problème majeur : au moins 170 citoyens américains ont déjà été détenus par erreur en 2025. Les personnes naturalisées sont particulièrement vulnérables, leurs fichiers reflétant encore leur ancien statut migratoire. Aucun mécanisme de rectification n’existe. WIRED documente un système où même présenter des papiers en règle ne protège plus de l’arrestation.

Convention européenne des droits de l’homme : une protection fondamentale en danger

Illustration en noir et blanc de style gravure sur bois montrant des silhouettes de familles de réfugiés marchant sur un chemin vers le bâtiment de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), protégé par un bouclier "CEDH". Une figure encapuchonnée géante et menaçante surgit de nuages d'orage avec des éclairs au-dessus du bâtiment. À droite, une barrière de barbelés avec un panneau "STOP" et un poste frontière. En bas, une banderole indique "CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME : DANGER". Dans le coin supérieur droit, un rectangle noir contient le texte blanc "k1m.be/blog".

Le 10 décembre, les ministres de la Justice du Conseil de l’Europe ont franchi un pas inquiétant : appeler à une déclaration politique pour « répondre aux défis de la migration ». Derrière ce langage diplomatique se cache une volonté d’affaiblir les protections fondamentales qui nous concernent tous. Le principe de non-refoulement, le droit à la vie familiale, et l’indépendance de la Cour européenne sont en jeu. Car les droits humains n’ont jamais été conçus pour les temps faciles — mais précisément pour des moments comme celui-ci.

UE : les ministres de l’Intérieur soutiennent un durcissement dogmatique et dangereux des règles de détention et de renvoi des migrants

Illustration éditoriale en noir et blanc montrant un groupe de migrants africains enfermés dans une grande cage au centre d'un camp de détention militarisé, sous la surveillance de soldats armés. Des textes en haut et sur les côtés dénoncent la "détention prolongée" et la "surveillance accrue" de l'UE, relayant une alerte d'Amnesty International sur les risques pour les droits fondamentaux, tandis qu'un bâtiment du Parlement européen est visible en arrière-plan avec la mention "vote en attente".

L’UE s’oriente vers un durcissement sans précédent de sa politique de renvoi des migrants : détention prolongée, surveillance accrue, perquisitions facilitées et restrictions des recours. Amnesty International alerte sur un démantèlement des garanties essentielles et un risque majeur pour les droits fondamentaux. Le Parlement européen doit encore se prononcer.

De l’économie de l’attention à l’économie de l’intention : comment l’IA redessine notre curiosité

Illustration allégorique en noir et blanc de style gravure sur bois. Un homme est aux commandes d'une console futuriste sous un cerveau cyborg géant. L'image est divisée en deux : à gauche, un paysage en ruine étiqueté "ATTENTION ECONOMY" avec des gens distraits ; à droite, une structure lumineuse et connectée étiquetée "INTENTION ECONOMY" et "CURIOSITY GRAPH". Une bannière en bas indique le titre : "DE L'ÉCONOMIE DE L'ATTENTION À L'ÉCONOMIE DE L'INTENTION : COMMENT L'IA REDESSINE NOTRE CURIOSITÉ".

Nous allons vers une « économie de l’intention », souligne Shuwei Fang, où les systèmes d’IA collectent, monétisent et, potentiellement, manipulent les intentions des utilisateurs. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce à quoi ils assistent s’accompagne d’une restructuration fondamentale de la circulation de l’information dans la société. Dans cette économie de l’intention qui émerge, les systèmes d’IA pourraient rivaliser pour anticiper et façonner les contenus que les utilisateurs recherchent avant même qu’ils n’en aient conscience. L’infrastructure en cours de construction, largement invisible pour la plupart d’entre nous, ne déterminera pas seulement ce que nous voyons ; elle déterminera ce que nous voulons voir avant même que nous le sachions.

« Je n’ai rien à cacher » : anatomie d’un renoncement aux droits

Une série de quatre gravures sur bois noir et blanc illustrant la surveillance urbaine mondiale et l'omniprésence des bases de données.

Face aux dispositifs de surveillance généralisée, un argument revient sans cesse pour justifier l’expansion du contrôle étatique ou corporatif : « Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre ». Promu par les gouvernements eux-mêmes, ce raisonnement présente la vie privée comme un luxe superflu, réservé à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher. Cette rhétorique constitue pourtant une erreur logique qui déplace le débat de la légitimité de la surveillance vers la culpabilité supposée des citoyens. Décryptage d’un mythe qui sert trop souvent à légitimer la surveillance de masse.

QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L’OUTIL D’UN AUTORITARISME LIBÉRAL

Illustration en noir et blanc montrant du code binaire se transformant progressivement en fil barbelé et grillage, symbolisant la transformation de la technologie en outil de contrôle et d'enfermement ``` ## Légende ``` Du code aux barreaux : la métamorphose algorithmique de l'exclusion ``` ## Description (pour accompagner l'image dans l'article) ``` Cette illustration représente la transformation du code informatique en dispositif de confinement. Le flux de données binaires (0 et 1) se mue progressivement en barbelés et grillage, métaphore visuelle de la façon dont les infrastructures technologiques deviennent des instruments de surveillance, de tri et d'exclusion. Le style graphique sobre, inspiré de la gravure, évoque à la fois la violence de cette mutation et son caractère systémique : le technofascisme ne se présente pas comme une menace spectaculaire, mais comme une architecture discrète qui redéfinit silencieusement les frontières entre liberté et contrôle.

Recension : « Dans le sillage du paléolibertarianisme, les Apocalypse Nerds » par Olivier Tesquet Dans une analyse percutante1, le journaliste Olivier Tesquet met en lumière les racines idéologiques du technofascisme contemporain. De Gaza transformée en zone économique spéciale aux algorithmes de Palantir traquant les migrants, il dévoile comment la pensée de Hans-Hermann Hoppe irrigue aujourd’hui la …

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