Négocier avec les talibans est hors de question
Amnesty International et cinq organisations dénoncent le projet belge de renvoyer des Afghans en coopération avec les talibans, une violation du droit international.
Amnesty International et cinq organisations dénoncent le projet belge de renvoyer des Afghans en coopération avec les talibans, une violation du droit international.
Aux États-Unis, une citoyenne non armée a été abattue par un agent de l’ICE en plein jour. La réponse des géants de la tech ? Silence radio. Trop occupés à courtiser Trump et à négocier leurs accès au marché chinois.
Mais quelque chose bouge : plus de 150 employé·e·s de Google, Meta, Amazon, OpenAI ont signé une pétition pour exiger que leurs dirigeant·e·s condamnent ces violences.
Premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la dignité est le socle de tous nos droits fondamentaux. Mais elle est bien plus qu’un bouclier : elle nous oblige.
La dignité nous est reconnue du simple fait d’exister. Comme le rappelle Achille Mbembe, personne n’a choisi de naître ici ou ailleurs, dans l’abondance ou la précarité. Cette absence de choix fonde l’égale dignité de tou·te·s.
Pourtant, certain·e·s subissent une double peine : les femmes victimes de violences systémiques, les migrant·e·s criminalisé·e·s pour avoir fui la guerre, les populations du Sud frappées par un dérèglement climatique dont elles ne sont pas responsables.
La question qui nous interpelle : comment préserver notre propre dignité si nous détournons le regard ? Notre dignité ne peut être complète tant que celle des autres est piétinée.
Elle n’est pas un trésor à conserver jalousement : elle grandit lorsqu’elle se partage.
À nous d’agir.
#Dignité #DroitsHumains #DUDH #Solidarité #DroitsDesFemmes #Migrants #JusticeClimatique
Fichiers croisés, libertés menacées : quand le DHS traque les migrants avec vos données
L’administration Trump fusionne les bases de données fédérales américaines pour renforcer sa politique migratoire. Sécurité sociale, Medicare, registres électoraux : tout converge vers le Département de la Sécurité intérieure. Problème majeur : au moins 170 citoyens américains ont déjà été détenus par erreur en 2025. Les personnes naturalisées sont particulièrement vulnérables, leurs fichiers reflétant encore leur ancien statut migratoire. Aucun mécanisme de rectification n’existe. WIRED documente un système où même présenter des papiers en règle ne protège plus de l’arrestation.
Le 10 décembre, les ministres de la Justice du Conseil de l’Europe ont franchi un pas inquiétant : appeler à une déclaration politique pour « répondre aux défis de la migration ». Derrière ce langage diplomatique se cache une volonté d’affaiblir les protections fondamentales qui nous concernent tous. Le principe de non-refoulement, le droit à la vie familiale, et l’indépendance de la Cour européenne sont en jeu. Car les droits humains n’ont jamais été conçus pour les temps faciles — mais précisément pour des moments comme celui-ci.
L’UE s’oriente vers un durcissement sans précédent de sa politique de renvoi des migrants : détention prolongée, surveillance accrue, perquisitions facilitées et restrictions des recours. Amnesty International alerte sur un démantèlement des garanties essentielles et un risque majeur pour les droits fondamentaux. Le Parlement européen doit encore se prononcer.
Face aux dispositifs de surveillance généralisée, un argument revient sans cesse pour justifier l’expansion du contrôle étatique ou corporatif : « Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre ». Promu par les gouvernements eux-mêmes, ce raisonnement présente la vie privée comme un luxe superflu, réservé à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher. Cette rhétorique constitue pourtant une erreur logique qui déplace le débat de la légitimité de la surveillance vers la culpabilité supposée des citoyens. Décryptage d’un mythe qui sert trop souvent à légitimer la surveillance de masse.
Recension : « Dans le sillage du paléolibertarianisme, les Apocalypse Nerds » par Olivier Tesquet Dans une analyse percutante1, le journaliste Olivier Tesquet met en lumière les racines idéologiques du technofascisme contemporain. De Gaza transformée en zone économique spéciale aux algorithmes de Palantir traquant les migrants, il dévoile comment la pensée de Hans-Hermann Hoppe irrigue aujourd’hui la …